La date du 27 janvier 2013, rappelle tristement au burundais l’incendie qui a ravagé le marché central de Bujumbura. Malheureusement les causes exactes de l’incendie restent floues, bien que certaines sources mentionnent un dysfonctionnement d’un fer à repasser dans le secteur textile du marché comme point de départ du feu. 

Depuis l’incendie, le site est resté en ruines pendant plus d’une décennie, malgré plusieurs projets annoncés par le gouvernement pour sa reconstruction. Toutefois, le 16 septembre 2024, la société Ubaka Nation Group a entamé des travaux de nettoyage et de démolition des vestiges sur le site.

Ce qui est grave, très inquiétant, regrettable et très dommage est que les incendies des marchés n’ont pas épargné d’autres localités et se manifestement avec le début du régime CNDD FDD A titre illustratif, je cite 

  • Marché de Ngozi : qui a subi trois incendies en 2006, 2010 et 2011. 
  • Marché de Mutaho : Incendié en décembre 2010. 
  • Marché de Rushubi : touché par des incendies en septembre 2010 et août 2012. 
  • Marché de Kamenge : Incendié dans la nuit du 1er au 2 janvier 2012, puis à nouveau le 3 octobre 2020. 
  • Marché de Kirundo : Incendié en septembre 2012. 
  • Marché de Jabe : A subi un incendie en septembre 2010. 
  • Marché de Bururi : Incendié en novembre 2011. 
  • Marché de Nyanza-Lac : touché par un incendie en avril 2011. 
  • Marché de Kayogoro : Incendié en 2011. Jusqu’aujourd’hui aucune identification palpable des auteurs n’est toujours pas signalée afin d’être traduit en justice. 

Ces incendies des marchés ont eu de véritables impacts environnementaux significatifs : Pollution par les débris et résidus : (plastiques, textiles, métaux, produits chimiques) ont laissé des résidus toxiques, tels que des hydrocarbures ou des métaux lourds, qui contaminent le sol.

Altération de la qualité des sols : Les cendres et les suies contiennent souvent des substances chimiques qui rendent le sol impropre à d’autres usages.

Accumulation de déchets solides : Les débris non nettoyés ou mal gérés s’accumulent et perturbent la structure et la composition naturelle du sol.

2. Impacts sur l’eau

Pollution des eaux de surface et souterraines : Les eaux de pluie peuvent lessiver les cendres et les débris, transportant des polluants (comme des métaux lourds ou des substances toxiques) dans le lac Tanganyika et les nappes phréatiques.

3. Impacts sur l’air

Émission de polluants atmosphériques : L’incendie a libéré des gaz toxiques (comme le monoxyde de carbone, les oxydes d’azote, des plastiques ou des produits chimiques brûlés ont généré des dioxines et des furanes, des substances extrêmement toxiques.

Odeurs persistantes : Les résidus brûlés dégagent des odeurs désagréables qui peuvent nuire à la qualité de vie des habitants proches.

4. Impacts sur la santé de la population.

 les gaz irritants peuvent provoquer des maladies respiratoires comme les bronchites chroniques) et des irritations des voies respiratoires.: Les dioxines, furanes et autres produits de combustion de matières plastiques ou chimiques sont associés à des risques accrus de cancers

5.Stress et anxiété : Cet incendie majeur a affecté le bien-être psychologique des populations touchées.

Solutions possibles pour atténuer les impacts

Continuer le nettoyage et la décontamination : Collecte et traitement des débris pour éviter la contamination du sol et de l’eau.

Surveillance environnementale : Mise en place d’un suivi pour évaluer les niveaux de pollution dans le sol, l’eau et l’air.

Elaborer un projet de : Renforcer les infrastructures de marché avec des matériaux résistants aux incendies et des systèmes de sécurité efficaces pour prévenir de futurs sinistres.